lundi 26 juillet 2010

22 tombes / 17 jours

Bon, eh bien sortez vos sous noirs les amigos, courez chez votre tenancier de paperasse le plus près et achetez donc le dernier National Geographic. Non, je ne suis pas dedans, mais ce serait gentil d'encourager nos bénéfacteurs.

Voici ce qui est arrivé: il y a deux semaines j'étais avec Triple V sur un gros site Nasca, occupé à "tchèquer ça" quand je me suis retrouvé dans un secteur reculéé du site, difficile à atteindre, et complètement vide, sauf pour une dizaine de tombes pillées (ce qui est la norme) ainsi que 22 tombes non-pillées. Ça a l'air de rien, comme ça, mais des tombes Nasca qui n'ont pas été pillées, c'est rare. Une seule, c'est rare. 22, ca s'est peut-être pas vu depuis 60 ans.

Alors mon collaborateur et moi on a écrit à NG pour savoir si on pouvais avoir des sous pour fouiller les tombes, maintenant qu'on a attiré l'attention du peu de gens qui résident ou transitent par cette zone ("y'a des archéologues, il doit y avoir des choses pas pire, etc etc.").

NG a dit oui, assez incroyablement.

Alors je dois changer ma date de retour, je suis ici pour un autre mois.

Portez-vous bien.

dimanche 27 juin 2010

Terre de Souffrances

Je suis à Nasca depuis 10 jours. C'est une ville qui a beaucoup changé. Full touristes. Mais c'est une petite ville que j'aime bien. J'y ai passé beaucoup de temps il y a quelques années pour mes fouilles de doctorat. Le temps y a fait son oeuvre. Il y a ici des gens vieux que j'ai connus jeunes, des gens morts que j'ai connus vieux. Du pavé là où il y avait de l'asphalte, de l'asphalte où il y avait du gravier, des chemins de gravier où il n'y avait rien. Il y a un autobus que je sais pertinemment avoir déjà pris qui repose sur des blocs, attendant d'être vendu livre par livre pour la ferraille.


Bref, le temps, on n'y échappe pas..... et tout ça.


Nous sommes présentement sept dans notre maison louée trop cher. Nous avons fait des fouilles exploratoires sur une couple de sites miniers qui n'ont pas donné grand chose. Mais depuis deux jours je vis une des situations les plus intenses et invresemblables de ma carrière: des fouilles au fond d'une mine préhispanique, dans l'obscurité totale (ok, on a des lanternes), dans une chaleur écrasante, un silence absolu et où l'air est entièrement immobile. Les unités que j'ai entamées sont à environ 50 mètres à l'intérieur de la montagne, au delà d'un étranglement d'environ 60 centimètres de haut à travers duquel on doit ramper pour accéder à une galerie où on peut finalement se tenir debout (si on mesure moins de 5 et 10, comme moi).

Je me rends compte que je n'ai jamais vraiment passé de temps dans des grottes, et l'excitation que j'ai ressenti la première journée était très clairement teintée d'une très fluide terreur, tant bien que mal gardée sous contrôle. Ça, et la coca que j'ai commencé à mâcher durant les journées de travail, et qui indéniablement crinque son homme. Indéniablement. Considérablement.

Trame sonore: Digging in the Dirt (P. Gabriel)

Oh, et pour le titre de ce billet, il s'agit de la traduction, grosso modo, de “Nanasca”, d'où la ville tire son nom. L'inca Topa Inca, lorsqu'il a conquis la région qui était alors aux prises avec une terrible sécheresse, se serait exclamé “Ay, Nanasca!”. Terre de souffrances. Le nom est resté.

Aujourd'hui on dirait: “Cibole, méchante dompe!”.


mercredi 16 juin 2010

Musique Québécoise / Routes Péruviennes

Rien de ceci n'était prévu, mais ça a adonné comme ça....

Bataille de chèvres (Grimskunk)

video

L'arrivée en ville (The Arcade Fire)
video

L'arrivée à La Isla (Vulgaires Machins)

video

Chemin de garnotte (Malajube)

video

lundi 31 mai 2010

La loi et l'ordre

L'autre jour, je ne sais plus lequel, Georgie et moi étions à la recherche d'une voie d'accès vers une quebrada près de laquelle un possible ancien site de traitement de minerai nous avait été signalé. Triple V, étant malade, ne nous accompagnait pas ce matin-là. Cette partie-là de la vallée est largement cultivée par de grosses compagnies maraîchères et vinicoles, très jalouses de leurs procédés, ceintrées de murs ou de haies en piquants, impénétrables et opaques. Fait cocasse illustrant la culture corporative des "grandes", une compagnie qui a ses locaux près de ses champs doit faire passer l'électricité, à ses frais, depuis le réseau municipal. La compagnie voisine, qui possède des installations de l'autre côté de la route, doit également fait passer l'électricité depuis le réseau jusqu'à ceux-ci. Donc on a une route de garnotte avec deux, oui deux, séries de poteaux et de fils électriques, de chaque côté, menant à des bâtiments adjacents. Bel exemple de collaboration (insérer un émoticon qui illustre le sarcasme – genre un bonhomme sourire qui sourit pas mais qui roule ses yeux).

OK. Finalement Georgie et moi on emmène le pickup sur une route empruntée par des camions qui charrient du minerai depuis une mine (moderne). Devant l'impossibilité de s'approcher davantage du spot que notre insistant GPS nous indiquait, on a décidé de laisser le camion pas très loin de la piste dans un désert de grosse rocaille et de marcher le reste. C'était nuageux ce matin-là alors me disant qu'on serait partis ¾ d'heure – une heure, je suis parti sans mon chapeau. On a été partis 5 heures. Le soleil, aussi lourd qu'à son habitude, est sorti après une demie heure de marche. Je ne dirai plus rien sur ce sujet.

Je vous épargne donc les détails de ces 5 heures, pour fast-forwarder au moment de notre retour.

Nous étions à re-traverser les kilomètres de roche qui nous séparaient de la camionnette. D'un minuscule point blanc elle est passée à une vague forme de camion en Légo, à une réelle forme de véhicule nous confirmant que c'est bien notre camionnette et qu'elle est toujours où nous l'avions laissée, ondulant nerveusement sur le sol pierreux et brûlant, à chaque pas une forme de plus en plus définie et rassurante..... avec deux individus rôdant autour. WTF? Hay alguien cerca a la camioneta, nous dîmes-t-on, inquiets. ("dîmes"? Vraiment?)

En s'approchant je réalise qu'il s'agit de policiers. Wôôôh. La police des régions. Imprévisible.

Même si on est crevés, on accélère le pas. Inquiets (je l'ai déjà dit, mais ça vaut la peine de le redire, même si ce n'est que pour souligner que le fait que ça a ait été des policiers n'a qu'un tout petit peu apaisé cette inquiétude).

La moto des policiers est garée près du truck. Un des policiers (je présume que c'est le chef parce que c'est celui avec un casque) s'avance vers nous alors qu'on est à environ 100 mètres. Il nous tend la main (bon signe). Caballeros, Buenas tardes! (vraiment bon signe).

Il nous explique qu'ils ont reçu une coup de fil ce matin-là, sûrement d'un employé de la mine, disant qu'un pickup avait été abandonné dans le désert. Ça, en général, ça veut dire qu'il est volé et a été utilisée pour un coup quelconque avant d'être dompé quelque part. Mais comme on est dans une zone où il y a plusieurs anciennes mines, avec des galeries souvent presque verticales, très étroites et très profondes, ces coups-là impliquent parfois se débarrasser d'un truc encombrant. Genre un corps. D'où la vigilance des employés de la mine. Du bon monde.

Avant de sortir, le matin, comme c'était assez passant en comparaison avec les endroits où on se stationne souvent, j'ai eu l'instinct d'écrire sur une feuille de papier « I.N.C. Estudios Arqueologicos » et de la mettre dans le pare-brise. En rétrospect, ça nous a sauvé un remorquage en plein désert.

Comme les policiers étaient plutôt gentils – même s'ils nous ont un peu chicanés parce qu'on se tient dans des mines abandonnées et que ces lieux-là sont mal fréquentés - et parce qu'on n'est jamais trop prudent, on a offert un lift à celui qui n'avait pas de casque. Pendant quelques instant on avait un escorte policière: motocyclette en avant en policier sur la banquette arrière. Mon humble flirt avec le statut VIP.

En bonus, nos nouveaux amis nous ont promis de venir nous chercher eux-même le jour où, après une journée de prospection, on trouvera la camionnette jackée sur des roches avec pu de roues.....

dimanche 23 mai 2010

Du gros cuivre sale


Grosse semaine.

Triple V et moi on a perdu pas mal de temps – 2 jours - à Nasca à chercher des sites avec un collègue Péruvien – qui aurait dû savoir comment se rendre à chacun d'entre eux. Mais la plupart de ces sites, des exploitations minières préhispaniques, sont dans des coins relativement... comment dire? Impossibles à atteindre!? Incluant la pire hike de ma vie, le ventre vide, pas assez d'eau, plus de 30 degrés et des canyons qui se terminent invariablement en cul-de-sac, indiquant qu'on s'est trompés. On s'est trompés quatre fois.
Résultat global: 2 en 5 (sites visités / sites supposés de visiter).

On est maintenant trois dans notre super équipe de malades. Triple V, moi et Georgie, un jeune archéologue Péruvien avec qui j'ai travaillé il a plusieurs années. Du bon monde.

L'avantage de faire de la prospection dans des endroits difficiles à atteindre est que personne n'y est jamais allé. Donc, on trouve presque toujours quelque chose d'important. Cette semaine? Un complexe de champs agricoles préhispaniques, avec canaux d'irrigation, là où il n'y a aujourd'hui que du désert. Témoignage assez sobre de 2000 ans de désertification dans le sud du Pérou. Notre grosse découverte? Un site Inca en association avec une mine de cuivre, et possiblement d'or, vraisemblablement exploitée en continu depuis au moins 1000 ans à en juger par les artéfacts et l'architecture. La mine est abandonnée depuis seulement quelques années.

Qui c'est qui l'a trouvé? Nous autres. Nananaaaa.

Je vous montrerais bien des photos de l'endroit, mais comme le projet est financé par la National Géographic, ils ont préséance sur la diffusion de matériel graphique. Ça fait que je vous montre mes bottes et des échantillons de roche à la place.

Affaires Random

- Quand on est persuadés qu'on se dirige vers le Nord et que et le GPS, et la boussole indiquent qu'on se dirige vers le Sud, ça crée une confusion énorme. Il est alors important de se rappeler qu'on est dans un hémisphère différent. Ça aide. Noobs.

- Whôh. Tremblement de terre en soupant tantôt. 5.9
- Slash est à American Idol, à ce que je peux voir su ma Tivi. Il n'y a donc plus rien de sacré?

- Un timide Go Habs Go! pour demain soir.

- On se cherche une maison, parce qu'on est toujours dans un hôtel hyper crado. Des suggestions?

- Le Pérou s'enrichit. De manière assez appropriée de ma perspective, c'est en grande partie à cause de l'industrie minière.

- On ne pourra pas maintenir ce rythme-là trop longtemps. Le terrain est sec et accidenté. Ça magane le truck et le monde. On a tous de solides coups de soleil et des douleurs à des endroits qu'on ne connaissait pas.

Trame sonore

Land Down Under (qui demeure ici, pour une raison quelconque, un hit indécollable, et qui a apparemment été plagiée. C'est peut-être la flûte?)

dimanche 16 mai 2010

Les chiens


Je suis maintenant dans l'extrêmement désagréable ville de Ica, dans la vallée du même nom. La vallée est un long ruban de champs irrigués par le mince filet d'eau qu'on appelle la rivière. Au delà de ce ruban, des collines de pierre pleines, littéralement pleines, de sites archéologiques dans la haute vallée; et un désert de sable dans la basse vallée.

Samedi, VW et moi avons pris le camion pour aller visiter quelques sites connus de la haute vallée. L'idée était en partie de se familiariser avec le paysage, trouver des routes d'accès, tester le GPS. Nous avons traversé plusieurs champs de raisin - Ica possède une industrie vinicole importante (insérér judicieux émoticon, comme un bonhomme sourire sur la brosse qui a le hoquet, ou que sais-je), sous le regard intrigué mais non malveillant d'agriculteurs, fermiers, propriétaires terriens, et travailleurs des champs à qui nous prenons bien soin d'expliquer notre présence et demander permission de passage.

Nous nous sommes finalement stationné tout au bout d'un champ, près des collines qui sont au coin supérieur droit sur la photo ci-haut. Nous avons passé une maisonnette en se rendant, mais n'y ayant vu personne on a fait comme si rien n'était, et avons hiké un bout de temps sur plusieurs sites.

On revenait vers le camion, en après-midi, en s'approchant de la maisonnette. Il y avait entre nous et le camion un canal d'irrigation d'environ un mètre et demie de large par un mètre de profond. On peut à peu près traverser n'importe où, si ce n'est que la broussaille qui le borde. On se met à entendre aboyer et moi, la chienne (sans jeu de mots) me prend. VW m'a plus tard avoué qu'elle connaissait les chiens des hautes altitudes Andines qui, plus souvent qu'autrement, courent vers vous en jappant pour se faire flatter. Sur la côte c'est pas comme ça. Les chiens sont vraiment destroy surtout qu'on était sur "leur" propriété.

Donc, ils aboient fort et rapidement, pas wouf-wouf, plus whargh-whargh-whargh, ils arrivent full pin et ils sont quatre. Tout en pattes, en dents et en bave. Je ramasse deux pierres et je dis à VW Fuck, let's cross here. Je pense qu'il y avait une certaine urgence dans ma voix. Je m'efforce, par galanterie, de ne pas prendre trop d'avance sur elle. Ce serait bête qu'elle se fasse dévorer parce que je cours plus vite. Mais j'ai mes pierres et je sais par expérience qu'elles sont assez efficaces contre des chiens qui vous veulent du mal si on a un tant soit peu de visou.

Mais je n'ai pas eu à m'en servir. Conclusion un peu anti-climax, on s'est rendu au truck avant les quatre chiens, qui peinaient à traverser le canal, non par manque de volonté. Quelques minutes plus tard, alors qu'on reprenait notre souffle dans le camion, le proprio de la maisonnette s'est pointé de l'autre côté: Qué desean?

Je lui expliqué ce qu'on foutait là. Il était très gentil et nous a invité, dorénavant, à garer la camionnette près de sa maison, où elle serait plus en sécurité. Je l'ai remercié et nous sommes repartis. Sur le chemin du retour, on s'est demandé ce que serait la réaction des cerbères lorsqu'on descendrait du camion et je m'en suis voulu de ne pas en avoir discuté avec le monsieur. Anyway. Ça, ça se passe demain.

Affaires random
-Ica est désagréable. Je vous l'avais dit, mais ça vaut vraiment la peine d'être redit.
-Go Habs Go, même si le premier match.... t'sais... Laissez-moi lancer le débat: on revient avec Jaro?

Trame sonore
(Évidemment) Who Let the Dogs Out (who? who? who?)

mercredi 12 mai 2010

The Old Pub / C'est Méta



C'est une photo de moi prise dans un bar d'une photo de moi affichée dans un bar, circa 2002.

Le type à ma droite (votre gauche), c'est Mike, un vieux british grincheux et alcoolo, vétéran de la Légion étrangère, ami et partenaire de dards, à qui appartient le bar, et avec qui j'ai passé beaucoup de temps il y a presque dix ans. (Mike m'a déjà une nuit emmené jouer au dés à l'argent avec la pègre Irlandaise. Oui, il y a une pègre Irlandaise à Lima. Des vrais bad-ass. Si vous pensez que les Irlandais en général aiment se saoûler la yeule et péter celle des autres, décuplez cette impression pour ceux de Lima. Tous des gars qui s'appellent Liam, Pat, ou Nigel. J'ai passé beaucoup de temps dans ce pays mais j'ai jamais davantage eu la chienne que cette nuit-là. Anyway. En plus je savais même pas jouer aux dés comme il faut).

Je suis allé au Old Pub hier et avant-hier mais Mike n'était pas là parce qu'il vient d'avoir un p'tit, me dit-on. Par contre, plein de membres du staff et des expats réguliers m'accueillent quand j'y vais comme si je rentrais à la maison. Les expats sont surtout des gens qui oeuvrent dans le milieu minier; des Canadians du ROC, des Britanniques, Australiens, etc. Du bon monde en général. Ils parlent tous et constemment contre le Pérou tout en l'aimant passionnément à la fois, parfois secrètement. Ou peut-être que, comme chez beaucoup d'expats, c'est l'endroit qu'ils détestent le moins d'entre tous. Ou peut-être qu'ils bullshittent.

Parlant de bullshit, j'ai passé une chunk de soirée avec Tom, que je n'avais pas revu depuis 8 ans. Là, là, comment décrire Tom?

Il ressemblerait à Don Cherry si Don Cherry mesurait 4 pieds 10, avait pour père un farfadet, et au lieu d'être anguleux était tout en rondeurs. Yeux, sourcils, oreilles, crâne. Tout est rond. Comme dessiné avec un compas. Il m'a raconté comment étant le seul Catholique dans les années 40 – il a 74 ans - dans son école de Belfast il se faisait routinement casser les doigts par certains des 200 autres étudiants. Je comprends à peu près 70 % de ce qu'il dit. Vous avez vu Trainspotting en version originale? Je sais, je sais, ils sont Écossais dans ce film-là, c'est pas la même chose. Mais c'est un peu la même chose parce que j'ai compris à peu près 70% de ce qui se disait dans Trainspotting. Ou imaginez Groundskeeper Willie. Anyway.

Tom me reproche d'être archéologue (lui est Ingénieur minier): “They're fôggin' déad in the grouwnd, mahn! Whaddarya gônnah dew 'boud it? You're fôggin' diggin' holes, mahn! You're diggin' the fôggin' pâst! Look to the future, mahn!”

J'ai beau lui expliquer, des fois, Tom n'écoute pas beaucoup quand on lui parle. “Ach! We're all fôcked anywéé, mahn!”

Mais il a eu les doigts cassés toute son enfance. Faut lui pardonner de pas écouter.

Affaires Random
-Doce (12) lorsque prononcé par un petit vieux sans souffle et sans dents, ca sonne pas mal comme dos (2). Il faut s'assurer d'avoir bien pigé, parce que ca crée des malentendus au bout de la course de taxi. Et – une fois de plus – on a l'air un peu demeuré...

- Un mot sur la CBC: WTF? Ils streament les matchs du Canadien sur Internet. Jusque là c'est Super Cool. Mais juste à l'intérieur du Canada!!? C'est pas un peu quand on n'est pas au Canada qu'on a besoin de ce service-là?

-Il y a une bulle immobilière à Lima. Ça va être laid tall'heure.

-J'ai loué un truck. Départ demain pour Ica avec VW, qui arrive tard ce soir. Pas beaucoup de posts dans les jours qui viennent.

Meilleur commentaire qui m'a été envoyé après le 7e match Montréal-Pitsburgh: Oh yeah oh (pause) yeah!! (Ets)

Trame sonore: You wanna go where everybody knows your name tou-dou-dou-dout-doudou.... dreouinnnnn (toune de Cheers, pour les plus jeunes).